Pierre Monestier : Voyage en Absurdie
18 juin 2026
Un article pour Les Arts Dessinés N°35
C'est un artiste de renom que la galerie Huberty & Breyne accueille dans son espace du Marais. Incursion, titre de cette exposition, présente des dessins inédits de Pierre Monestier. L'occasion d'échanger avec lui.
Cette Incursion, en quoi consiste-t-elle ?
Quand je prépare une nouvelle exposition, je ne travaille jamais à partir d'un thème ou d'une idée de récit, comme peut le faire un auteur de bande dessinée. En réalité, je laisse venir les idées. Mes créations surgissent donc de manière assez inconsciente. Ensuite. j'essaie de structurer l'ensemble, de composer avec ce matériau. Cela dit, j'écarte beaucoup de choses. Les vingt-sept œuvres exposées sont le fruit d'une sélection.
Comment définiriez-vous votre style ?
Je suis influencé par de nombreuses familles artistiques. Les arts premiers, les primitifs italiens et flamands, la Renaissance italienne, les fantastiques du XIXe siècle, Füssli, Alfred Kubin. Odilon Redon, et au xx Max Ernst, Giorgio de Chirico, Pablo Picasso... À huit ans, mon père m'emmène au Louvre et je découvre, émerveillé, les arts égyptien, assyrien, mésopotamien... Je ne suis attaché ni à une temporalité, ni à une époque, ni à un courant de pensée précis.
Pourtant, votre travail évoque parfois les années 1970-1980, à l'époque de la revue Planète. On pense à Roland Topor, Jean Gourmelin... mais aussi, dans Métal hurlant, à Mœbius ou Philippe Caza.
Justement. Toujours avec mon père, je suis allé voir au cinéma La Planète sauvage. Un autre choc visuel et émotionnel! Moebius, j'ai toujours trouvé cela génial... Mon style, puisque vous évoquez ce sujet, reste assez classique. J'ambitionne de n'appartenir à aucune époque - comme la plupart des artistes, je suppose! (Rires.) Récemment, quelqu'un trouvait mon travail proche de Jérôme Bosch... Oui, c'était aussi une découverte de l'enfance, j'ai donc très tôt été attiré par toutes ces formes bizarres qui parcourent les siècles. Je me suis plongé récemment encore dans des ouvrages consacrés aux arts premiers océaniens où je trouve aussi des sources d'inspiration.
Un article pour Les Arts Dessinés N°35
C'est un artiste de renom que la galerie Huberty & Breyne accueille dans son espace du Marais. Incursion, titre de cette exposition, présente des dessins inédits de Pierre Monestier. L'occasion d'échanger avec lui.
Cette Incursion, en quoi consiste-t-elle ?
Quand je prépare une nouvelle exposition, je ne travaille jamais à partir d'un thème ou d'une idée de récit, comme peut le faire un auteur de bande dessinée. En réalité, je laisse venir les idées. Mes créations surgissent donc de manière assez inconsciente. Ensuite. j'essaie de structurer l'ensemble, de composer avec ce matériau. Cela dit, j'écarte beaucoup de choses. Les vingt-sept œuvres exposées sont le fruit d'une sélection.
Comment définiriez-vous votre style ?
Je suis influencé par de nombreuses familles artistiques. Les arts premiers, les primitifs italiens et flamands, la Renaissance italienne, les fantastiques du XIXe siècle, Füssli, Alfred Kubin. Odilon Redon, et au xx Max Ernst, Giorgio de Chirico, Pablo Picasso... À huit ans, mon père m'emmène au Louvre et je découvre, émerveillé, les arts égyptien, assyrien, mésopotamien... Je ne suis attaché ni à une temporalité, ni à une époque, ni à un courant de pensée précis.
Pourtant, votre travail évoque parfois les années 1970-1980, à l'époque de la revue Planète. On pense à Roland Topor, Jean Gourmelin... mais aussi, dans Métal hurlant, à Mœbius ou Philippe Caza.
Justement. Toujours avec mon père, je suis allé voir au cinéma La Planète sauvage. Un autre choc visuel et émotionnel! Moebius, j'ai toujours trouvé cela génial... Mon style, puisque vous évoquez ce sujet, reste assez classique. J'ambitionne de n'appartenir à aucune époque - comme la plupart des artistes, je suppose! (Rires.) Récemment, quelqu'un trouvait mon travail proche de Jérôme Bosch... Oui, c'était aussi une découverte de l'enfance, j'ai donc très tôt été attiré par toutes ces formes bizarres qui parcourent les siècles. Je me suis plongé récemment encore dans des ouvrages consacrés aux arts premiers océaniens où je trouve aussi des sources d'inspiration.