Éric Veillé aime traquer l'absurde
18 mars 2026
Un article de V. BR. pour Télérama
Le dessinateur Éric Veillé aime traquer l'absurde. Mais il fait aussi de belles choses. Simplement.
Il y a vingt ans, Éric Veillé a commencé à dessiner dans ses carnets les aventures absurdes d'un alter ego et des gens qu'il croisait. Cela a donné Le Sens de la vie et ses frères (2008), puis Le Sens de la vie et ses petits (2024), deux recueils de BD nourris d'un sens du décalage jubilatoire, où l'auteur joue avec les codes et les expressions toutes faites. On en retrouve une sélection aux petits oignons à la galerie Huberty & Breyne, comme cette planche hilarante narrant les déboires de Patricianne qui se fait enlever les dents de Sabine. Veillé explique: «Ce queje cherche, c'est de ne jamais m'ennuyer et de transformer le monde qui m'entoure. L'étendue des possibles est toujours ouverte dès que je tourne la page. Et quand on regarde autour de soi, parfois, des choses incongrues apparaissent. Comme la fois où je suis tombé sur un squelette de crocodile posé sur le trottoir. » Le dessinateur, du genre à enfiler un masque de gorille pour attendre des amis derrière sa porte, a aussi besoin de cette étincelle de l'inattendu dans ses livres jeunesse, comme la série du petit lion Lionel. «Je ne pеих pas faire autrement, mes livres ne sortent pas tant que je ne me suis pas surpris moi-mêmе.» Pour l'exposition, il a créé des dessins en grand format qui nous surprennent, nous. Inspirés par des gravures anciennes et montrant des silhouettes dans des paysages hachurés, ils provoquent cette fois non pas le rire, mais un choc esthétique.
Un article de V. BR. pour Télérama
Le dessinateur Éric Veillé aime traquer l'absurde. Mais il fait aussi de belles choses. Simplement.
Il y a vingt ans, Éric Veillé a commencé à dessiner dans ses carnets les aventures absurdes d'un alter ego et des gens qu'il croisait. Cela a donné Le Sens de la vie et ses frères (2008), puis Le Sens de la vie et ses petits (2024), deux recueils de BD nourris d'un sens du décalage jubilatoire, où l'auteur joue avec les codes et les expressions toutes faites. On en retrouve une sélection aux petits oignons à la galerie Huberty & Breyne, comme cette planche hilarante narrant les déboires de Patricianne qui se fait enlever les dents de Sabine. Veillé explique: «Ce queje cherche, c'est de ne jamais m'ennuyer et de transformer le monde qui m'entoure. L'étendue des possibles est toujours ouverte dès que je tourne la page. Et quand on regarde autour de soi, parfois, des choses incongrues apparaissent. Comme la fois où je suis tombé sur un squelette de crocodile posé sur le trottoir. » Le dessinateur, du genre à enfiler un masque de gorille pour attendre des amis derrière sa porte, a aussi besoin de cette étincelle de l'inattendu dans ses livres jeunesse, comme la série du petit lion Lionel. «Je ne pеих pas faire autrement, mes livres ne sortent pas tant que je ne me suis pas surpris moi-mêmе.» Pour l'exposition, il a créé des dessins en grand format qui nous surprennent, nous. Inspirés par des gravures anciennes et montrant des silhouettes dans des paysages hachurés, ils provoquent cette fois non pas le rire, mais un choc esthétique.