Fine Art Paris : Entretien avec Xavier Eeckhout

20 septembre 2026

Un article de Stéphane Pioda pour Le Quotidien de l'Art

La foire change une nouvelle fois de nom, pour retrouver son Fine Arts Paris des origines. N'est-ce pas un handicap ?
Nous retrouvons notre nom d'origine, Fine Arts Paris, et malgré nos changements d'intitulé (Fine Arts Biennale puis FAB Paris) et de lieu (du Palais Brongniart au Grand Palais, en passant par le Carrousel du Louvre et le Grand Palais éphémère), nous avons construit un salon prestigieux, exigeant sur la sélection des galeries, et pérenne dans le calendrier des foires internationales, ce qui est une réelle performance. Nous avons beaucoup d'atouts pour que cette foire s'impose : chaque marchand expose des œuvres de qualité, Paris est une ville très attractive, le Grand Palais impressionne toujours. D'ailleurs, nous avons de nouveaux marchands importants qui nous rejoignent, convaincus par l'évolution de la foire.

Combien de nouveaux marchands avez-vous fédérés ?
En tout, sur les 105 que compte la sélection, 39 nouveaux marchands sont réunis sous la coupole du Grand Palais, dont la galerie Chenel – qui n'a pas fait de salon en France depuis 2014 –, la galerie Philippe d'Arschot, Waddington Custot, Larock-Granoff, Ippodo Gallery ou Utermann. Landau Fine Art signe pour la seconde année avec cette fois un grand espace au cœur de la nef, tandis que Rosenberg & Co, Wienerroither & Kohlbacher, Demisch Danant, Berès et Bailly Gallery retrouvent le chemin du Grand Palais après une pause plus ou moins longue, depuis la Biennale des antiquaires de 2006 pour Brimo de Laroussilhe (en 2025, elle était juste sur le stand commun « Beautés désordonnées »).

Vous êtes président depuis 2025, quelle est votre ambition ?
Je souhaite préserver l'ADN et la diversité de ce salon généraliste. Nous avons une vingtaine de spécialités, avec cette année l'ouverture sur la bande dessinée avec la galerie Huberty & Breyne. Certaines pourraient être développées, comme l'art tribal, représenté uniquement par Schoffel de Fabry – il est vrai que le Parcours des mondes se tient juste une semaine avant –, ou le design. L'archéologie est portée par des marchands exposant à la TEFAF (Chenel, Cybèle, Tarantino et Kevorkian) et la tapisserie moderne fait son grand retour avec la galerie Hadjer et la new-yorkaise Boccara. L'ambiance est aussi un point clé que nous avons soigné, que ce soit à travers l'état d'esprit que nous souhaitons insuffler ou la scénographie très cosy de Charles Zana – comme un retour aux biennales d'antan. Nous avons de nouveaux partenariats importants, notamment avec AXA, historiquement dévoué à la TEFAF, qui dévoile un projet inédit et ambitieux porté par les Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national et Fabienne Verdier. Tous les détails sont examinés, du fleuriste au champagne Ruinart, en passant par la cheffe invitée pour le déjeuner du vendredi, Manon Fleury, pour que la foire soit une expérience réussie.

Lire l'article complet