Denis DEPREZ

Fractures
Nuages Noirs

Un voyage en Chine a radicalement transformé l’interprétation de l’image de Denis Deprez. En 2008, la revue française XXI demande à l’artiste belge de conter son voyage à Guangzhou. Des nouveaux paysages qu’il découvre en Chine, Denis Deprez tire une nouvelle lecture du rapport nature/culture. Il traverse les paysages dans leur horizontalité et les traces acryliques laissées sur le papier sont le support de son voyage mental. Denis Deprez ne se définit pas comme un artiste peintre et il rejette toute appartenance à l’art contemporain, et pourtant !       En Orient, il explore une Terra Incognita, un projet qu’il appelle « Fracture ». Ce nom est né devant un lac glaciaire faisant face à une énorme paroi rocheuse, impressionnante plongeant dans le lac. « J’ai pensé à l’architecture de la roche qui me renvoyait à l’organisation de l’architecture d’une ville. Les lignes de fracture signifient qu’il y a des couches qui s’accumulent pour créer quelque chose. C’est donc ce mot Fracture qui va sous-tendre tout mon projet parce que fracture induit rupture, accident. »

Dimensions : 220*320 cm.

Type : Peinture
Technique : Acrylique sur papier

ID : 3170

14 000,00€


Depuis 2008 , Denis Deprez œuvre au projet "Fractures". "Fractures" est un lieu mouvant, un processus de longue haleine, une zone d'images émergeant au travers de média multiples tels que la vidéo, la photographie et l'écriture qui viennent s'articuler aux images peintes, centres névralgiques du projet. Les images de "Fractures" naissent au travers de marches dans des lieux qui s'effondrent, des pierriers d'altitude, des falaises, des zones industrielles. 
Les images montrent des lieux. Ce ne sont pourtant pas des paysages. Le sujet humain est absent des images, mais ces dernières ne sont pas vides. Dans un moment particulier où la mise en critique de l'anthropocentrisme donne à sentir toute son importance, Denis Deprez articule une réflexion environnementale et écologique par l'image. Posant son regard sur des sites désertés ou dont l'activité humaine a été suspendue, des pierres immobiles, un sol jonché de déchets ou des machines en arrêt, Denis Deprez donne à voir un espace où ce que l'on considérait comme une toile de fond ou un décor devient le sujet du propos, ce à quoi aujourd'hui il est urgent d'accorder toute son attention.